Jazzman review by Jacques Denis


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Tony Malaby – Tamarindo (CF 099)

A la tête de plusieurs formations et à a’avant-scène du jazz made in New York, Tony Malaby s’affirme année après année comme l’un des saxofonists actuelsles plus ébouriffants, capable d’une versatilité en surface, qui nourrit toujours en profondeur l’extrême exigence et cohérence de son propôs. Ce que confirme ce trio qui sonne comme un seul homme – Tony Malaby  – sans jamais dissoudre le discoursndes deux autres – une sacrée paire rythmique – rompue elle aussi à tous les possibles qu’offre le jazz en 2008. Comme le resume l’éminent contrebassiste Mark Helias en conclusion dês notes de pochette qu’il a écrites: “il est sonique, il est le temps, il est le gest, il est le son inherent dans la signification même du son, intensément.”
Tony Malaby est tout cela, et c’est pourquoi il incarne l’une des modernités du jazz, l’une de sesradicalités qui n’est jamais sorce de rigidité, mais bel et bien tout le contraire, jouant du paradoxe avec une rare mâitrise. Un son chaleureux truffé de notes acidulées, un discourse fuide entrecoupé de phrases hachurées, des compositions denses d’une grande lisibilité, le sentiment d’un geste spontané, mais l’impression que tout a été mûrement réfléchi… Somme toute, de quoi faire souffler un innovant sur le toit du monde du jazz.

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